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L’IEDM dans les médias

Textes d'opinion

8 janvier 2005janvier 8, 2005

Placement 101 pour 2005

Les Affaires, p. 14

Placement 101 pour 2005

L’économie est une science un peu spéciale. Comme nous prenons des décisions économiques à toute heure du jour, il est évident que nous avons tous une compréhension innée des lois de l’économie, sans même avoir à lire de gros ouvrages universitaires.

Mais nous sommes aussi des êtres faillibles: nous trouvons le moyen de rationaliser des actes en contradiction avec nos croyances et nous nous laissons influencer par des idées fallacieuses qui semblent a priori logiques.

Ainsi, nous savons que la clé de la réussite d’un investisseur est d’acheter lorsqu’un titre semble sous-évalué, et de le vendre lorsque son prix a grimpé et qu’il devient trop cher. Pas besoin d’un doctorat en économie pour comprendre cela.

C’est sûrement ce que font des dizaines de milliers d’investisseurs individuels qui gèrent eux-mêmes leur portefeuille. Eh bien détrompez-vous! Au cours des 20 dernières années, les rendements obtenus par ces petits investisseurs ont été environ quatre fois moins élevés que ceux des indices boursiers, ce qui est catastrophique. Pourquoi? Parce que, au contraire, ils suivent les modes, comme s’ils ne comprenaient rien à l’économie.

C’est sur cette révélation statistique étonnante que s’ouvre le fascinant ouvrage d’André Gosselin, Lettre ouverte aux investisseurs irresponsables. M. Gosselin est un chroniqueur financier bien connu qui a déjà publié sept ouvrages sur la finance et les stratégies d’investissement.

Dans ce livre, il fait carrément la leçon à tous ces petits investisseurs qui «jouent» à la Bourse de façon irresponsables, perdent, et, ensuite, en rejettent le blâme sur les entreprises, les institutions financières, les gestionnaires, l’État ou les spéculateurs.

Ce n’est pourtant pas si compliqué, du moins en principe. L’auteur montre qu’il suffit d’éviter les pièges les plus évidents et de suivre quelques règles simples pour éviter les déboires. «Le succès en investissement réside moins dans le choix des titres que dans le bon comportement à adopter», écrit-il.

Le début du livre porte sur les divers aspects de la finance que tout investisseur devrait comprendre, même s’ils semblent encore mystérieux pour plusieurs: les bulles technologiques, la vente à découvert, les mauvais conseils des spécialistes, les caisses de retraites. Il y a là une mine d’information pour tous ceux qui s’intéressent aux marchés financiers.

Gosselin s’attaque ensuite aux mythes anticapitalistes et anti-mondialisation qui menacent le bon fonctionnement de nos systèmes financiers. Il dénonce en effet des essais démagogiques tels L’horreur capitaliste et La dictature libérale. «La plus grande menace qui pèse sur la volonté d’épargner et d’investir des Occidentaux que nous sommes n’est pas économique ou financière. Elle est idéologique.»

C’est pourtant grâce à la libéralisation de la finance, depuis la première Bourse en Hollande au XVIIe siècle jusqu’aux innovations du XXe siècle, tels les fonds communs, qu’on peut marier le capital avec le talent et la créativité et, ainsi, augmenter la prospérité collective.

Ceux qui me lisent savent que l’éducation économique est l’un de mes dadas. À titre de résolution de début d’année, je suggérerais à tous de se procurer ce livre et de mettre à profit les leçons de l’auteur.

Michel Kelly Gagnon est président de l'Institut économique de Montréal.


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